brussels // day 3


Mon amie Laurel, qui est passée à Bruxelles pendant nos vacances de Paques il y a peu de temps, m’avait vivement conseillé d’aller voir le Jardin Botanique de la ville. Sans me rendre compte que Bruxelles possède en fait deux jardins botaniques, je guide mes grands-parents jusqu’au plus proche, qui s’avère aussi être le mauvais (mais je ne m’en rendrais compte que plus tard). Cependant, le jardin où nous nous retrouvons est très correct - il contient de jolies haies taillées et des assortiments de tulipes. Nous déjeunons à Bota, le restaurant italien adjacent au centre culturel qu’est en fait ce Botanique-ci (j’ai râté the Do de seulement quelques jours). Les prix sont très raisonnables, plusieurs plats de pâtes - copieux - étant de 11 à 13 euros.








Nous marchons ensuite jusqu’au Musée Charlier, l’une des seules institutions culturelles à être ouvertes le lundi (bienvenue en Europe). Ce manoir bourgeois du 19eme siècle appartenait autrefois au sculpteur Guillaume Charlier, et contient un grand nombre de peintures ainsi de que mobilier d’époque. J’admire les somptueuses chaises napoléoniennes et rococo, ainsi que les magnifiques moulures et poignées de portes. Quant à Grand-Père, il se pose sur un banc et nous attend sagement: les visites de musées ne sont vraiment pas son truc.








Il nous reste un peu de temps avant de retrouver JP pour un early dinner. Mon guide de Bruxelles propose un parcours art nouveau dans le quartier de St.Gilles - c’est donc en suivant ses conseils que nous nous garrons près du Parvis de St.Gilles. Au passage, on aperçoit la Porte de Halle, construite en 1381, qui délimitait autrefois la seconde cité médiévale de Bruxelles (c’est la seule restante aujourd’hui. La balade art nouveau commence dans la Rue Vanderschrick, qui comprend 17 maisons art nouveau alignées, dessinées par Ernest Blérot. Puis, on monte le long de rue de la Victoire (hasard total, je le jure), et quelques minutes plus tard, on atteint la Rue Defacqz. Au numéro 48, on se retrouve face à l’hotel Ciamberlani, “chef d’oeuvre de Paul Hanker datant de 1897, dont les sgraffites de la façade ont été dessinées par le peintre Albert Ciamberlani lui-même”. Un peu plus loin, au 71, il y a également la demeure de Hanker lui-même. Construite en 1893, c’est l’une des premières habitations style art nouveau de Bruxelles Enfin, Rue Faider, on découvre au numéro 83 la maison d’Albert Roosenboom, un disciple de Victor Horta. Mes petits vieux ont bien mal aux pattes, mais je leur promet que leurs efforts valent le coup: ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de voir tant de bâtiments construits dans ce style d’architecture qui se fait si rare aujourd’hui!







JP nous a donné rendez-vous à Cook and Book, une librairie-restaurant super sympa. Entre une belle collection de BD et une salle dédiée au design de tout genre, c’est vraiment le paradis des livres. Evidemment, il faut payer les articles avant de pouvoir les lire à table - sinon, leurs pages seraient pleines de ketchup et de tâches de gras! Comme il est assez tôt dans la soirée, JP réussit à nous dînons dans nulle autre que dans...une caravane! Ca me rappelle Spotted Dog, le restaurant où papa et maman nous amenaient dans les Catskills il y a maintenant une douzaine d’années. Je commande des boulettes de viande à la sauce tomate, une spécialité belge peu connue. Ce plat arrive servi avec de très bonne frites - mais bon, rien ne peut égaler celles de Chez Antoine!





Après dîner, je dis au revoir à Babouchka et Grand-Père, qui s’en retournent vers Paris. Une fois son cours d’allemand terminé, JP m’amène voir la Grand Place de nuit. Et moi qui le trouvait déjà belle en plein jour! La bourse, la Résidence des Ducs de Brabant, hotel de ville, maison du roi) sont tous illuminés. Ensuite, nous faisons un tour rapide au Délirium (le vrai - attention: il y en a beaucoup de faux dans le même quartier!). Ce bar légendaire propose tant de bières différentes que celles-ci sont classées dans un livre par origine et par ordre alphabétique! Dommage que je n’apprécies toujours pas la bière... Notre visite de Délirium terminée, JP m’amène à Goupil le Fol, un lounge qui passe de la chanson française à longueur de soirée. Au menu: du vin de fruit et...du vin de fruit. Quant au cadre, il n’y a pas plus excentrique. Les murs sont couverts de vielles pochettes de vinyles, l’éclairage est sombre et le décor totalement surchargé. Autour de nos verres de vin sucré (le mien parfumé à la noisette), nous passons une soirée agréable entre oncle et nièce.

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