brussels // day 1


I'm WAY behind on all of my Belgium travel journal entries. But I'm muddling through them whenever I have a few minutes to spare, so without further ado, here's the first of the bunch! I've written them all in French, mainly because I was getting increasingly annoyed with my English writing tics (which I'm very self-conscious of). If you don't speak French, I hope you still enjoy the photos.

Après un réveil difficile (3h du matin - je crois bien que j’ai battu mon record!), je monte à bord d’un tout petit avion, qui m’amène à l’aéroport de Bruxelles. Babouchka et Grand-Père m’attendent à l’arrivée, et je suis bien heureuse de les revoir. En route pour le centre-ville, ils me mettent à jour sur les dernières nouvelles familiales: naissances, mariages, divorces...tout le scoop, quoi. J’apprend par ailleurs que mademoiselle Chatounette, que mes grand-parents ont depuis que j’ai quatre ans, se porte toujours plutôt bien, malgré son age très avancé.

JP est installé dans le quartier européen, tout près de plusieurs établissements gouvernementaux. Son appartement est très chaleureux, avec de beaux parquets et de hauts plafonds. Nous nous posons quelques minutes et décidons d’un plan d’action pour le reste de la matinée. Babouchka est, comme moi, une passionnée des arts visuels, et c’est ainsi que nous partons d’abord au Musée Royal des Beaux-Arts afin de voir une exposition temporaire sur Chagall. Je ne m’y connais pas du tout sur ce peintre, hormis du fait qu’il a signé le plafond de l’Opéra Garnier à Paris, que j’ai eu le privilège de voir en personne avec mes autres grand-parents il y a quelques mois. Après avoir récupéré des billets et donné un point de rendez-vous à Grand Père (qui, lui, ne pourraient pas être moins intéressé par la peinture), Babouchka et moi nous munissons chacune d’un audioguide et pénétrons dans l’expo. Les salles sont assez pleines, mais nous réussissons tout de même à nous faufiler d’oeuvre en oeuvre. Le guide est très bien fait, ce qui n’empêche pas Babou de rajouter ses propres connaissances sur certains sujets après chaque clip audio (elle s’y connait notamment assez bien en judaïsme et en styles de peinture).

Mes oeuvres préférées sont les illustrations que Chagall a créées pour accompagner les fables de La Fontaine. Féeriques et colorées, celles-ci correspondent au style de l’artiste qui me plaît le plus. C’est d’ailleurs en cette même esthétique que Chagall a peint le plafond de l’Opéra Garnier, ainsi que des costumes de ballets. Babouchka achète le livre illustré des fables de La Fontaine, qui fait un très beau cadeau pour enfants (ou adultes nostalgiques!).

Nous n’avons pas le temps (ni la force!) de visiter le reste du Musée Royal des Beaux-Arts, qui est immense. Rien que l’expo Chagall nous prend au moins deux heures! Autrement dit, vous en avez pour votre argent.








Il est bien temps de déjeuner, et nous allons donc dans un restaurant sur Grassmarkt. Je parviens à remplir mes cravings de croque monsieur et de dame noire, deux plats de mon enfance. Ventres pleins, nous nous promenons dans les luxueuses Galeries Royales St. Hubert, où l’on peut trouver de belles boutiques de chocolat, de chapeaux et de dentelle. JP recommande le café Arcadi pour manger une bonne quiche à prix raisonnable. Quelques minutes plus tard, nous nous retrouvons devant l'infame Manneken Pis. Tout comme la Petite Sirène de Copenhague, cette petite statue me fait me demander comment un édifice si médiocre comparé au reste des éléments de la ville a pu devenir une emblème de Bruxelles. Mais bon, au moins le Mannequin Pis est entretenu avec une touche d’humour! En effet, il est chaque jour habillé comme une poupée - et aujourd’hui il se retrouve déguisé en soldat royal.





Nous passons devant l’impressionante Cathédrale Sts.Michel et Gudule, qui ressemble étrangement à Notre-Dame de Paris. Il nous reste une bonne heure pour faire la visite du Centre Belge de la BD. Je ne me retiens pas de prendre des photos de mes personnages de BD préférés, dont Gaston et Spirou. Le musée est assez informatif, bien que nous ne pouvons pas pleinement apprécier les expositions temporaires qui sont dédiées à des séries qui ne nous sont pas familières. La Belgique est tout de même le pays de la BD, donc ce musée reste à faire rien que pour cette raison.



Nous reprenons la voiture et Grand Père se gare non loin du Parc du Cinquantenaire, dans le quartier européen. Avant d’entrer dans le parc lui-même, nous passons voir la Maison Cauchie, bâtie dans le fascinant style art nouveau, qui est un mouvement esthétique datant de 1890-1910 inspiré des formes naturelles. Le parc du Cinquantenaire est un très bel endroit pour se reposer et admirer de splendides parterres de fleurs. Il contient aussi un musée, mais JP nous dira qu’il ne vaut pas une visite.










Pour le dîner, nous marchons jusqu’à la Place Jourdan, et commandons chacun une barquette de frites à Maison Antoine, la meilleure friterie de Bruxelles (c’est bien vrai - je ne dis pas simplement cela parce que c’est là qu’on est allés!). Nous  nous attablons à un bistro autour de la place, où Babouchka et Grand-Père commandent des bières pour accompagner les frites. Quant à moi, je me contente de tremper les miennes dans une délicieuse sauce tartare maison. J’alterne entre frite saucée et frite nature, incapable de décider quelle version de préfère: les deux sont incroyables!

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